L'Histoire

Le Château

Le Château

La première mention de la seigneurie de Pesselières, fief mouvant du comté de Sancerre est donnée en 1170. Elle est alors en possession de la famille de Livron. En 1301 Etienne d’Arquian détient la maison forte de Pesselières. En 1381, la place forte est aux mains des La Porte qui seront seigneurs de Pesselières jusqu’en 1639.

Elément défensif important du Comté de Sancerre, la place forte de Pesselières n’a cessé d’évoluer, de s’adapter à de nouveaux usages guerriers au fil des siècles.
Du XIVème siècle au milieu du XVIIème siècle les aveux et terriers décrivent une place forte enfermée dans son enceinte et défendues par des douves larges et profondes que franchit un pont-levis à flèches. Un châtelet flanqué de deux tours en protège l’entrée. Les fossés de la première enceinte de défense circulaire de la place forte ainsi que les douves sont encore en partie visibles aujourd’hui.

La place forte de Pesselières reste ainsi fidèle au plan du château-cour mis en place au XIIIème siècle.

Siège d’une seigneurie relevant des comtes de Sancerre, le Château de Pesselières fut au cœur d’une région très disputée entre français et anglais pendant les guerres anglaises, la rive droite de la Loire étant aux anglais et à leurs alliés qui tenaient la Charité sur Loire, la rive gauche, le Berry, aux français. Pendant les guerres de religions, Pesselières, défendant Sancerre, est encore une fois au centre d’un territoire âprement disputé, cette fois par les protestants et les catholiques.

La paix civile revenue au XVIIème siècle, le château abandonne peu à peu son rôle défensif pour celui d’une demeure de plaisance au centre d’un vaste territoire, la baronnie de Pesselières.
Au XVIIIème siècle, le châtelet d’entrée et le pont levis sont détruits, des fenêtres percées dans les façades nord et est ouvrent le château sur ses jardins et des aménagements intérieurs le rendent plus confortable.

Au XIXème sièclex la plupart des vestiges de l’appareil défensif sont supprimés. L’extrémité de l’aile sud-ouest est démolie pour ouvrir la vue sur le parc. La grosse tour est surélevée, l’aile sud-est élevée au XVIème siècle est décorée au goût du jour dans un style néo-gothique. Ces importants travaux se sont accompagnés de l’installation de nouveaux jardins conformes au style romantique donné au parc dès le XVIIIème siècle par le marquis de Puységur.

Les traces de cette histoire mouvementée peuvent aujourd’hui encore se lire sur les façades et les détails architecturaux extérieurs du château. Certains viennent d’être mis en valeur par l’Architecte des bâtiments de France lors de très importants travaux de restauration.

Le Parc Romantique en Sancerrois

Le Parc romantique a été créé au XVIIIème siècle par le marquis de Puységur et restauré une première fois au XIXème par la famille Collard. Toutefois, deux éléments importants témoignent de l’existence d’un parc régulier « à la française » créé à la fin du XVIIème siècle sous le règne de Louis XIV : l’allée de buis tricentenaires et la rivière qui prenait autrefois la forme d’un canal aux rives de pierres.

Ce domaine est l’objet de tous nos soins depuis douze ans. La présence des sources, la richesse de la faune et de la flore nous ont très vite encouragés à adopter une approche la plus naturelle possible. Nous n’utilisons donc aucun herbicide, fongicide ou pesticide et nous appliquons les règles du jardinage biologique. Le BRF, (bois raméal fragmenté) et le compost que nous utilisons sont faits à demeure.

  • Le Parc Romantique en Sancerrois
  • Le Parc Romantique en Sancerrois
  • Le Parc Romantique en Sancerrois
  • Le Parc Romantique en Sancerrois

Nous avons fait le choix de ne pas avoir de pelouses traditionnelles à Pesselières afin d’éviter une monoculture exigeante en engrais et en désherbant sélectif. Les prairies, comme les pelouses qui entourent le château, sont donc constituées d’un ensemble de graminées et d’un mélange de plantes spontanées dont l’esthétique repose sur une tonte régulière.
Depuis 2008, en collaboration avec le paysagiste Benoit de Choulot, de très nombreux arbres d’intérêts botaniques ou esthétiques ont été plantés. La plupart portent une ardoise pour les identifier tout comme les plus beaux arbres anciens que nous appelons « les vénérables ». Un labyrinthe de plus de 900 pieds de charmes a été créé sous la façade est du château en 2009.
Au dessus du château, le Jardin Clos restauré en collaboration avec Patrice Taravella (Prieuré d’Orsan) et Pascale Marq accueille verger et potager fleuris. Baigné de soleil, c’est le lieu idéal pour cultiver légumes, fleurs et fruits et faire une pose, assis sur l’un des bancs, bercé par le chant de la fontaine…

Lors de votre visite nous vous invitons à prendre le temps, à flâner, à fouler l’herbe dense des prairies, à profiter des nombreux bancs, à observer la nature, et nous l’espérons, à ressentir le Genius Loci, l’Esprit du Lieu.